Nos pieds foulent les feuilles mortes, terreau à venir dont se nourrira la forêt.
Terre de mémoire.
Dans la terre, l’enfouissement n’est pas l’oubli. La mort est absorbée dans le cycle sans fin de la vie.
Dans la ville tentaculaire, l’homme désincarné nie la mort dans l’illusion aveugle de la dominer. Pris de panique devant la réalité implacable de la mort, il se raccroche à des rites creux, pommade dérisoire sur son angoisse existentielle.
Vivre vrai c’est vivre la dimension éphémère de sa condition d’humain. C’est vivre humble dans le respect de son milieu environnant. Ancrés dans la terre, les gestes simples se chargent naturellement de leur part de rituel.

TGV Paris-Grenoble, triste journée du 10 novembre.

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