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dimanche 15 avril 2012

Pour 5 personnes
- 750 g de viande d’agneau : épaule et collier
- 2 oignons hachés
- 1 verre d’huile d’olive (20 cl)
- 1 cuillère à café (cc) de gingembre en poudre
- 1cc de poivre
- Un peu de curcuma ou safran colorant
- 0,5 l d’eau
- 1 kg d'artichauts violets
- 1 demi citron
- 500 g de petits pois
- 250 g de fèves
- 1cc de coriandre haché
- 1 citron confit
A feu doux, faire revenir oignon et viande.Ajouter l’ail écrasé, le sel, et les épices. Remuer et homogénéiser. Ajouter l’eau.
Laisser cuire 1h environ.
Préparer les artichauts et les garder dans de l’eau citronnée.
30 min avant la fin de la cuisson de la viande, ajouter dans la cocotte les artichauts, les fèves et les petits pois.
Ajouter le coriandre haché et le citron confit coupé en petits morceaux ( ou un jus de citron)
nb : ici, j'ai utilisé des petits pois, fèves, et artichauts surgelés, et c'était très bon.
Ecrit par Anne à 17:22 :: Au fil de l'eau
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mercredi 4 avril 2012

Le futur est une fiction.
Le passé n'existe que par ses réminiscences dans mon présent.
Nos actes sculptent le monde, y déposent des traces et ces traces sont le terrain de la présence d'autres actes, qui s'y emmêlent.
La question que tu m'as posée l'instant d'avant est le matériau auquel s'entrelace ma réponse, qui la transforme ; je la fais ainsi être à nouveau, même si jamais le Dit ainsi malaxé n'épuise le Dire dans son éphémère insaisissable.
Il n'y a pas de mémoire du monde mais des actes de regard, de lecture, de déchiffrement ; les oeuvres sont mortes si elles ne sont réifiées par l'acte de regarder, prendre, lire, qui a à chaque fois l'éclat d'une naissance.
Nous ne sommes qu'instants qui inventent le monde, et l'image d'un segment de vie linéaire est un mauvais artefact. Il n'y a pas de fleuve qui coule et me traverse ; c'est au contraire en vagues spiralées que les vivants entremêlent et gravent leurs empreintes, faites par le monde autant que le faisant.
Mon regard peut se diriger sur mes années antérieures, je suis ce regard, et les souvenirs sont repris et recréés au gré de mon existence présente, empreinte nouvelle à chaque instant.
Le souci du lendemain me tient dans une tension dirigée, mais toute inquiétude du futur n'est qu'une fiction que l'on se raconte à soi-même.
Le temps ramifié est cette conjonction d'étant, les vibrations de vie qui chacune sont une ramification dans le possible du monde que chaque acte invente et instancie.
Variations phénoménologiques sur le thème du temps, sur les traces de Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception (1945).
Ecrit par Anne à 21:21 :: Au fil de l'eau
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mercredi 28 mars 2012

Le fond bleuté des yeux des vagabonds commence à geler. L'argent serre les mâchoires. le monde est un plaque de plâtre qui se décolle d'un mur : ce qui apparait dessous est d'une dureté de fer. Ne resteront bientôt de tendres que les nuages, les fleurs, et quelques visages de loups - de ces visages que la main manucurée de l'argent n'a pas encore nettoyés, qui gardent la parure d'une sauvagerie divine.[...]
Je tends une main de papier à des êtres invisibles. j'ai la faculté de voir à travers le mur de fer : nous allons vers de très belles choses, une fois passé l'enfer. Ma mère m'a appris que j'étais né entre deux éclats de ses rires, ce qui sans doute explique le grain de cette phrase : nous allons vers le pire à des choses très fleuries et très douces, accordées au secret de nos âmes.
Christian Bobin. Un assassin blanc comme neige
Gallimard 2011.
Ecrit par Anne à 17:39 :: Lectures
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mardi 20 mars 2012
20 mars 2012, jour du printemps. Le blog renait de ses cendres.
René Char, encore et toujours, dans son évidente et fulgurante clarté.
Réponds "absent" toi-même, sinon tu risques de ne pas être compris.
Le poète, susceptible d'exagération, évalue correctement dans le supplice.
Accumule, puis distribue.
Sois la partie du miroir de l'univers la plus dense, la plus utile, et la moins apparente.
René Char. Feuillets d'Hypnos. 1943-1944. Dédié à Albert Camus.
Ecrit par Anne à 10:58 :: Lectures
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lundi 19 mars 2012

17 Mars : Noces de feu
Boléro de Ravel, Cavalcade vers la lumière
Nos mains alliancées regardent avec ferveur
l'avenir plein de vie
de ces mains ridées, tâchées, heureuses et fatiguées de bêcher
Qui dans la vieillesse n'en finiront pas de se reconnaitre et de célébrer les moissons.
Ecrit par Anne à 09:53 :: Au fil de l'eau
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dimanche 10 janvier 2010

A tous, je vous souhaite une très belle année 2010
Qu'elle soit source de bonheur et félicité
En toute saison, faites moisson de belles émotions
Ecrit par Anne à 16:10 :: Au fil de l'eau
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mardi 18 août 2009

Août au jardin : c'est la pleine production des courgettes et les salades montent, montent ... c'est la course du cuisinier après le jardinier !
Cette soupe verte est la star de l'été, pour la préparer je cueille au jardin 2 belles courgettes (ou 4 petites), 3 oignons frais, une tête d'ail, et je prends les feuilles d'une ou deux laitues qui montent. La consistance est très fine, je la sers froide en entrée avec un peu de pesto ajouté au dernier moment.
Pour la préparer c'est très simple :
- Faire revenir oignons et ail dans un peu d'huile d'olive
- ajouter les courgettes coupées en morceaux, laisser étuver un peu
- ajouter les feuilles de laitue, les laisser se ratatiner sous le chaud
- mouiller d'eau juste à niveau ( 1l environ)
- saler, ajouter quelques herbes du jardin : serpolet ou marjolaine
- laisser cuire une demi-heure environ
Lorsque c'est cuit, je la mixe et obtiens un beau velouté vert. Je le sers en entrée, en préparant un pesto que chacun ajoute à sa guise : hacher ail et basilic, ajouter un peu de sel et monter à l'huile d'olive.
Ecrit par Anne à 23:02 :: Cuisine
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jeudi 7 mai 2009

Ouvrir ses ailes au printemps, avec délicatesse
Ecrit par Anne à 16:51 :: Au rucher
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mardi 7 avril 2009

Cornouiller mâle
En montagne, à pas lent le printemps tranquillement s'installe.
Belle activité devant les ruches : les abeilles rentrent énormément de pollen. Nos cinq colonies ont bien passé l'hiver, les reines ont repris leur ponte.
Après la floraison des noisetiers, c'est le cornouiller qu'elles butinent avec profit. Les pissenlits commencent juste leurs floraison.
Mais les prés sont peuplés de crocus, qui apparemment sont mellifères.
Ecrit par Anne à 22:59 :: Au rucher
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dimanche 8 février 2009

- préparer du riz vinaigré
- une fois le riz refroidi, l'étaler délicatement sur la feuille de nori
- disposer la garniture : batonnets de cocombre, avocat, lamelles de saumon fumé, lamelles de thon cru
- ajouter une pointe de wasabi
- le coup de main pour faire un rouleau bien serré
- Avec un bon couteau, couper des tranches épaisses et disposer
Ecrit par Anne à 22:45 :: Cuisine
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dimanche 4 janvier 2009

A tous mes visiteurs, connus ou inconnus,
Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2009
Qu'elle soit source de découvertes et émerveillements
Au fil des saisons, faites moisson de belles sensations.
Ecrit par Anne à 21:05 :: Au fil de l'eau
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mardi 11 novembre 2008
Jolie ballade dans les vignobles des cotes du Rhône, du coté de Tain L'hermitage. Excellentes dégustations de Crozes Hermitage, en particulier à Chonos Curson : domaine Pochon et domaine des Entrefaux, et de St Joseph dans le superbe caveau de Michel Chapoutier, à Tain l'hermitage. A poursuivre vers le Nord vers Malleval, Ampuis, Condrieu ...
Poésie et vin sont une belle alliance : fenêtre poétique sur le Rhône, à Tournon

Ecrit par Anne à 21:58 :: Au fil de l'eau
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vendredi 27 juin 2008
Début Juin, c'est l'éclat de la floraison dans les prés : Sainfoin, sauge, scabieuse, vipérine, bleuet et centaurées en tres grand nombre. Ainsi que beaucoup de papillionacées que les abeilles butinent, dont la coronille et vesce en quantité qui couvre les talus. Beaucoup de lamier pourpre, et début de floraison du serpolet. En altitude on trouve encore
des pissenlits. La Saponaire faux-basilic est-elle mellifère ?
Une ressource intéressante sur les plantes mellifères : BeeFlora.be
Ecrit par Anne à 01:20 :: Au rucher
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mardi 17 juin 2008
Premières photos des abeilles. Les colonies ont l'air de bien se porter. Visiblement la reine est fécondée. Le couvain est régulier, on voit en périphérie des réserves de miel et de pollen. Nos gestes sont plus doux, les abeilles sont tranquilles. Le dilemme de l'apiculteur débutant : il voudrait regarder sans cesse l'intérieur de ses ruches, pourtant les ouvrir le moins possible est la meilleure conduite. Une école de patience et de sagesse !
Ecrit par Anne à 01:18 :: Au rucher
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jeudi 20 mars 2008
Il est certain que mon esprit a souvent rôdé autour de cette tour, pour moi très puissamment chargée de sens occulte, soit qu'elle participe de la vie doublement sous roche (une fois parce qu'elle a disparu, laissant après elle ce trophée géant, une autre fois parce qu'elle a exercé comme nulle autre la sagacité des des hermétistes) de l'église Saint Jacques de la Boucherie, soit qu'elle bénéficie de la légende des retours de Flamel à Paris après sa mort.
André Breton. Arcane 17.
Ecrit par Anne à 01:02 :: Lectures
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