René Char
Par Anne, mercredi 8 décembre 2004 à 22:53 :: Lectures :: #5 :: rss
Une vraie journée d'hiver aujourd'hui. Le ciel tout blanc, bas comme une chape, pas même effleuré par l'idée du soleil. Et je n'ai pas encore posé sur mon weblog mes photos de l'automne ...!
Décidément, je suis en retard sur la vie.
René Char, justement, je ne me lasse pas de lire, relire ses poèmes. J'aime le rythme de ses phrases, la puissance d'évocation de ses mots, la profonde humanité.
Ce soir, en voiture en revenant du boulot, j'ai entendu par hasard à la radio un enregistrement de René Char lui-même disant un de ses poèmes. Un voix forte et chaude, un peu solennelle et une diction très particulière.
Beaucoup d'émotion.
Morceaux choisis :
La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil.
Rosée des hommes qui trace et dissimule ses frontières entre le point du jour et l'émersion du soleil, entre les yeux qui s'ouvrent et le coeur qui se souvient.
Feuillets d'Hypnos
Il ya aura toujours une goutte d'eau pour durer plus que le soleil sans que l'ascendant du soleil soit ébranlé.
Le poème pulvérisé.
Ne cherche pas les limites de la mer. Tu les détiens. Elles te sont offertes au même instant que ta vie évaporée.
Le sentiment, comme tu sais, est enfant de la matière; il est son regard admirablement nuancé.
La parole en archipel.


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